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Lors de l’appel sur les résultats du T4 2025, qui s’est fortement concentré sur Robotaxi, Optimus et la fin de production de la Model S et de la Model X, Tesla a présenté une nouvelle orientation notable pour son dernier véhicule phare restant : le Cybertruck.

Initialement présenté comme un pickup prêt pour l’apocalypse, capable d’assurer les courses du quotidien et de vrais tout-terrains, le Cybertruck semble désormais en passe de devenir l’épine dorsale de la future flotte logistique autonome de Tesla.

CyberLogistics

Lors de la session de questions-réponses avec les investisseurs, Elon Musk a déclaré que la ligne de production du Cybertruck évoluerait à terme vers une ligne entièrement autonome centrée sur la livraison de marchandises.

Les caractéristiques qui rendent le Cybertruck distinctif en tout-terrain — une carrosserie en acier inoxydable brut, une durabilité résistante aux bosses, une benne de grande taille et un rayon de braquage serré permis par la direction aux quatre roues — se prêtent aussi très bien à la logistique urbaine du dernier kilomètre.

Dans ce rôle, le Cybertruck serait moins un rival du Ford F-150 Lightning ou du Rivian R1T qu’un concurrent du Ford eTransit et des EDV de Rivian, avec une différence cruciale : aucun conducteur.

En supprimant le volant, les pédales et les autres équipements destinés au conducteur, Tesla pourrait réduire encore les coûts tout en s’appuyant sur une plateforme qui résiste bien aux coups, aux rayures et à l’usure typiques de la conduite commerciale en ville.

Pas de commandes, que du chargement

Mettre en place cette évolution demanderait plus qu’une simple mise à jour logicielle. Cela impliquerait de modifier la ligne de production pour fabriquer une version du Cybertruck sans commandes, éventuellement avec une partie arrière différente.

Le cas d’usage décrit par Musk est la livraison locale de marchandises à l’intérieur d’une ville. Cela s’inscrit dans l’écosystème Transport-as-a-Service (TaaS) que Tesla développe : pendant que le Cybercab et le Robovan transportent des personnes, le Cybertruck autonome transporte des colis. Il fonctionne comme un robot logistique dédié, acheminant des marchandises entre entrepôts et points de dépôt sans intervention humaine, en s’appuyant sur la même pile FSD.

Une nouvelle évolution

Cette évolution intervient alors que les ventes du Cybertruck s’essoufflent. La catégorie Other Vehicles de Tesla, incluant la S/X et la CT, a reculé de 48% en 2025, et le marché des pickups haut de gamme se remplit d’alternatives comme le R1T et le Sierra EV.

Plutôt que de chercher à gagner des parts dans les allées résidentielles, Tesla mise sur les atouts du Cybertruck — durabilité, volume et maniabilité —, associés à FSD, pour répondre à la logistique du dernier kilomètre dans des environnements urbains autonomes.